La revue de presse littéraire #2

Deuxième épisode de la revue de presse littéraire ! Un grand merci à vous d’être venus si nombreux pour sa première édition samedi dernier. Au programme, notamment, cette semaine : du sexisme dans l’industrie du livre, le Nobel de littérature en danger et une bonne nouvelle pour les livres papiers.

Les livres écrits par des femmes coûtent moins cher

Non, vous ne rêvez pas : d’après une étude publiée récemment et reprise sur Slate.fr, les livres écrits par des femmes coûtent en moyenne 45 % moins chers que ceux écrits par des hommes. L’étude en question a porté sur un échantillon de près de deux millions de livres publiés en Amérique du Nord entre 2002 et 2012, on imagine sans peine que la situation est similaire partout dans le monde.  A noter quand même, cette différence de prix ne serait « que » de 7 % pour les livres publiés par des maisons d’édition indépendantes, mais c’est déjà trop.

Pas de prix Nobel de littérature cette année

La rumeur courrait depuis quelques mois, elle a été confirmée vendredi 4 mai : le prix Nobel de littérature 2018 ne sera pas décerné cette année. En cause, les accusations de viol et de harcèlement sexuel formulées en novembre dernier par 18 femmes contre Jean-Claude Arnault, l’époux d’une membre de l’académie, Katarina Frostenson. A l’époque, l’académie avait assuré ne pas être au courant de ces accusations. Pourtant, une enquête interne a révélé que des accusations avaient été formulées dès 1997 (et passées sous silence) et que certaines agressions auraient eu lieu dans des locaux de l’académie. Le même Jean-Claude Arnault est accusé d’être à l’origine de fuites des noms de lauréats du Nobel dans les médias. En réaction, plusieurs académiciens ont décidé de laisser leurs sièges vacants, ils ne sont donc plus que onze à siéger alors que les statuts de l’institution imposent la présence de douze élus. L’académie a toutefois précisé que « le prix Nobel 2018 de littérature sera désigné et annoncé en même temps que le lauréat 2019 ».

Les livres imprimés ont encore de beaux jours devant eux

Bonne nouvelle, on apprend grâce au site Graphiline que les livres imprimés ne disparaîtront pas au profit des livres électroniques et audio. C’est du moins ce qu’il ressort d’une étude menée par le papetier Stora Enso, avec le bureau d’études Opticom International, dans 13 pays en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. L’étude révèle que les ventes de livres électroniques stagnent depuis quelques années et que ces derniers sont considérés par les lecteurs comme un complètement aux livres papiers. Les ventes de livres audio continuent pour leur part leur progression mais, là encore, les personnes interrogées ont indiqué considérer ces livres comme un complètement aux livres classiques.

Les bouquinistes parisiens au patrimoine immatériel de l’Unesco ?

Chers au parisiens et aux touristes, les 200 bouquinistes des quais de Seine pourraient être classés au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, nous apprend le site d’Europe 1. Le Conseil de Paris a en tout cas voté mercredi un voeu en ce sens et l’exécutif parisien a demandé au ministère de la Culture de lui apporter son soutien. Cette inscription serait amplement méritée, la présence des bouquinistes étant avérée depuis le XVIè siècle ! Elle permettrait, selon le Conseil de Paris, de « mettre en valeur le savoir-faire et protéger » cette activité. Affaire à suivre, donc.

2 comments Add yours
  1. Je n’étais pas du tout au courant de la différence des prix entre les auteurs et les autrices. Je pensais vraiment que la littérature était l’un des seuls domaines où le genre ne comptait pas, seulement la qualité des mots. Je suis déçue de voir que je me suis trompée …

    1. Moi aussi je me disais la même chose. Espérons que les choses changent maintenant que ce n’est plus confidentiel…

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