Idaho | Emily Ruskovich

Dans la série des livres encensés par la critique et que je n’ai pas aimés je voudrais… Idaho d’Emily Ruskovich ! Eh oui. J’avais repoussé la lecture de ce livre, comme je le fais toujours avec ceux qui font beaucoup parler. Estimant le moment venu, je me suis lancée, et ça a fait pshit.

Alors, de quoi ça parle ? Voici une histoire pas évidente à résumer. Non seulement le récit est bordélique, mais en plus, je ne voudrais spoiler (ou divulgâcher, comme on dit au Québec) . En gros, tout part d’un accident tragique qui frappe une famille en 1995 dans les montagnes sauvages de l’Idaho. Quelques années plus tard, le père, Wade, refait sa vie avec Ann. Le couple s’aime, mais Ann devient complètement obsédée avec le passé de son mari et le drame qui a touché sa première famille. Parallèlement, le pauvre Wade perd la mémoire tandis que Jenny, son ex femme, croupi en prison.

Oui c’est le bazar, je vous avais prévenu. Et c’est bien tout le problème. L’histoire en elle-même est sinueuse. Mais en plus, Emily Ruskovich a choisi de mettre en place un savant système de flashback qui finit par nous – ou du moins me – perdre complètement. Je n’ai pas bien compris d’ailleurs pourquoi tel chapitre arrivait avant tel autre. Dans les bons livres, ça s’imbrique tout seul, mais là non.

Autre problème : le nombre de questions laissées totalement sans réponses. L’auteure parvient à mettre en place un certain suspense. Sauf que notre curiosité de lecteur n’est jamais vraiment assouvie. Elle est passée où June, nom de Dieu ??? C’est presque cruel de laisser des lecteurs dans le flou comme ça. J’en suis presque venue à me demander si l’imprimeur n’avait pas oublié un chapitre dans un coin de son entrepôt.

Autre problème bis : les personnages sont au final assez peu intéressants. Mis à part Wade peut-être. Et encore. Tout le monde souffre mais personne ne provoque la moindre empathie. L’existence même de certains personnages semble complètement superflue.

C’est dommage car elle écrit bien Emily Ruskovich, mais ne sait pas construire une histoire – aussi complexe qui plus est – qui veut.

« Quand on aime quelqu’un qui est mort, et que sa mort disparaît parce qu’on ne peut plus s’en souvenir, il ne vous reste que la douleur d’un amour non partagé ».

Idaho, d’Emily Ruskovich | Chez Gallmeister, 368 pages.

Photo de Sean Stratton via Unsplash

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