Couleurs de l’incendie | Pierre Lemaitre

Comme beaucoup, j’ai succombé au deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre. Comme beaucoup toujours, j’avais adoré Au revoir là-haut, c’est donc avec un peu d’appréhension que je me suis lancée dans la lecture de Couleurs de l’incendie, un peu convaincue qu’il est impossible d’écrire un livre excellent deux fois de suite.

L’action de ce deuxième tome démarre en février 1927, le jour des obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, qui jouait un rôle mineur dans Au revoir là-haut, se trouve au centre du récit. Alors qu’elle doit succéder à son père à la tête de la banque familiale, le drame qui touche son fils le jour de l’enterrement et la malveillance de son entourage vont la précipiter dans le déclassement. Mais grâce à une force de caractère insoupçonnée, Madeleine décide de se venger de ceux qui l’ont ruinée. A côté de sa lutte pour retrouver son honneur, on assiste à la décadence progressive de l’Europe caractérisée par l’arrivée au pouvoir de Hitler et de Mussolini.

Autant le dire tout de suite, ce deuxième tome n’est effectivement pas à la hauteur du premier. L’effet de surprise est passée, d’autant que dans ce livre, l’auteur reprend la même méthode qui a fait le succès d’Au revoir là-haut. Il la reprend et la pousse presque à son paroxysme, le récit va vite, très vite, trop vite même. Il se passe beaucoup de choses, on saute les années. Les rebondissements se succèdent quitte à priver cette histoire, pourtant passionnante et bien conçue, de réalisme.

Mais ne vous méprenez pas, j’ai quand même passé un très bon moment. Les pages se tournent toutes seules, on apprend beaucoup de choses et les personnages sont toujours aussi attachants. J’ai seulement été un peu frustrée par cette précipitation dans la narration. Espérons que cette maladresse sera réparée dans le troisième tome !

« Il était tout à fait disposé à composer avec les relations extraconjugales de son épouse, si on s’arrêtait à pareilles considérations, que deviendrait le monde ! »

Couleurs de l’incendie, de Pierre Lemaitre | Chez Albin Michel, 544 pages

2 comments Add yours
  1. Il faudrait d’abord que je commence par le premier tome! Mais avant, je compte découvrir Pierre Lemaître avec « Trois jours et une vie » qui prend la poussière dans ma bibliothèque à lire…

    Je vois que tu lis « Les immoralistes ». Je reste à l’affût!

    1. Oui ! J’ai un peu de mal à lire depuis que je suis arrivée à Montréal. Je n’en ai lu qu’un quart et j’aime déjà beaucoup. Je me suis fixée comme objectif de le finir d’ici la fin du week-end.

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